dimanche 12 novembre 2017

Lovely vicious #2 : Je te hais à la folie - Sara Wolf

Titre : Je te hais... à la folie
Titre Original : Lovely Vicious #2 : Forget me always
Auteure : Sara Wolf
Date de Sortie : 02/11/2017
Éditeur : Pocket Jeunesse
Young Adult, à partir de 15 ans

Résumé :


Après son coma, Iris se souvient de tout... sauf de Jack.
Il y a 3 ans, 25 semaines et 5 jours, Isis Blake est tombée amoureuse. Et elle s'était juré que cela n'arriverait plus. Mais c'était sans compter sur son meilleur ennemi, Jack Hunter. Avant qu'ils aient pu s'avouer leurs sentiments, un terrible événement a plongé Isis dans un coma dont elle s'est réveillée sans le moindre souvenir de Jack...
Jack va-t-il tenter de raviver la mémoire d'Isis ou respectera-t-il sa volonté de ne plus jamais entendre parler d'amour ?

Mon Avis :

Lorsque j'ai terminé le premier tome de cette trilogie, j'étais presque hystérique à l'idée de devoir attendre plusieurs mois pour avoir la suite. C'est donc tout naturellement que je me suis jetée dessus dès que je l'ai reçu. Je remercie en passant infiniment les Editions Pocket Jeunesse pour ce service-presse.

Je pensais me souvenir suffisamment de Je te hais passionnément, pour lire directement Je te hais à la folie, car je me souvenais parfaitement de la fin. J'ai donc lu 2 chapitres mais, finalement j'ai préféré relire le premier tome pour me remettre vraiment tous les événements en tête. Et c'est une bonne chose car même si on a pas mal de rappels au fil des pages, certains faits m'avaient complètement échappés, et c'était un plus je trouve, de bien avoir tout en tête au moment de lire ce tome 2.

Ma lecture s'est passée en 3 étapes. J'ai dévoré la première partie. Jack est, comme dans le premier tome, fidèle à lui-même. Isis quant à elle, plus difficile à suivre. 
Et puis dans ce tome, on a aussi un troisième personnage très présent.. Je parle évidement de Sophia. On se rend compte que ce qu'on pensait de son histoire avec Jack n'est rien comparé à tout ce qu'on découvre dans Je te hais à la folie :
Maintenant que j'ai terminé le livre, je suis quand-même plus indulgente, mais durant ma lecture, à partir de la moitié du livre, Sophia m'a pas mal agacée, du moins sa présence, je grinçais des dents.

Je te hais à la folie porte très bien son titre je trouve. C'était un peu un truc de dingue (lol).
Comme je le disais, la première partie je l'ai dévorée.. La seconde partie par contre, j'ai eu un peu de mal, surtout sur 2 chapitres.

J'ai trouvé l'histoire un poile plus sombre et presque glauque.. Un certain passage m'a paru totalement surfait d'ailleurs (je n'y croyais pas une seule minute),  j'ai donc décroché durant un moment.

Heureusement, Jack, et sa bande a réussi à me faire revenir dans la lecture.
Je ne vais pas parler de la fin que j'ai senti venir très rapidement.. J'étais d'un côté choquée, mais en même temps c'était aussi un peu facile.. Malgré tout, cette fin a eu son effet.

En résumé, j'ai passé un super bon moment de lecture. Je n'ai pas autant aimé que le premier tome car je n'ai pas eu souvent le sourire aux lèvres et je suis surtout traumatisée par 2 passages (je ne suis pas fan de ce genre de truc) et Sophia m'a un peu refroidie, mais j'ai hâte de connaître enfin la fin de l'histoire, surtout vis à vis de Isis et de son passé, puisqu'on se doute que rien n'est fini.. En fait, ce tome nous en apprend surtout sur le passé de Jack et Isis. J'ai adoré ce tome pour cette raison. Si dans le premier tome on se doutait que l'adolescence de Isis et Jack n'était pas facile, dans Je te hais à la folie on en apprend beaucoup plus..
(PetiteConfession : j'ai été beaucoup plus émue et touchée par le passée de Isis que de Jack par contre)


Ma Note : 17/20




Extrait : 
- Je suis un peu perdue. Et un peu triste. Mais je… j’apprends. J’apprends à m’aimer de nouveau. Lentement. Je ne m’en serais jamais crue capable. Tu vois ce que je veux dire ?
 Elle acquiesce. Je poursuis.
 - Mais c’est pas facile. Entre mon père, qui n’en a strictement rien à faire de maman et moi. Toi, la seule personne qui m’ait jamais comprise, qui vit à des milliers de kilomètres. Et mes amis qui vont tous dans des facs différentes l’année prochaine… La fac… Oh, mon Dieu ! Je vais devoir passer quatre années à me remplir la cervelle avec des trucs à la con tout en apprenant à survivre à une camarade de chambre en résidence universitaire, à partager ma douche, à être boursière, à rédiger des dissertes et à subir la pression d’une future carrière indéterminée. C’est vrai, quoi ? Qu’est-ce que je vais faire ? Comment est-ce qu’on fait pour trouver un appartement et payer son loyer ? Comment est-ce que je vais gagner de l’argent ?
 - Moi, j’ai fait du strip-tease, à dix-neuf ans…, suggère tante Beth.
 - Le strip-tease semble définitivement la voie, je lui accorde. Mais ne dis rien à maman.
 Elle fait semblant de zipper sa bouche, et reprend la parole en souriant.
 - Ne fais pas de strip-tease.
 - Euh… J’avais pigé.
 Le vent soulève alors sa jupe. Je lui propose ma veste, qu’elle refuse.
 - Je ne vais pas tarder à retourner à l’intérieur. Garde-la.
 - Quoi ? Je n’ai pas le droit de me sentir concernée par ton bien-être ?
 - Non. (Elle se tourne vers moi, l’air soudain sérieux.) Occupe-toi de toi, assène ma tante d’un ton grave.
 Elle expire doucement.
 - Je ne plaisante pas, Isis. Tu dois commencer à prendre soin de toi. Pas de moi, pas de ta mère, pas de tes amis. De toi. Tu es quelquun de précieux. Il n’y a pas deux personnes comme toi sur cette planète. Si jamais tu te retrouves à plat ou blessée parce que tu n’auras pas pris soin de toi-même, je ne te le pardonnerai jamais.
 Ce n’est pas une menace, ça ne peut pas l’être lorsque des petites larmes brillent dans ses yeux. J’enfile ma veste. Sa chaleur fait du bien, vu la fraîcheur de l’air.
 - J’essaie.
 - Non, tu n’essaies pas, me reprend ma tante. Pas vraiment. Mais si tu apprends à t’aimer de nouveau comme tu me l’as dit, alors ça finira par venir. Et il faudra que tu laisses faire, quand ça arrivera.
 Ne comprenant pas tout à fait ce qu’elle veut dire, je hoche la tête.
 - OK.

- Ces questions étaient affreusement précises, commente-t-il.
 - C’étaient les conditions préalables pour pouvoir être l’homme de mes rêves. Ou la limace de mes rêves. Bref. Dis donc, on a le droit de sortir de la salle d’audience quand on est témoin ?
 - J’ai déjà témoigné. Et ne change pas de sujet. Tu as donc un homme idéal, si je comprends bien ?
 - Yep. Tout sauf un Prince de Glace, fais-je dans un ricanement.
 - Ton homme idéal n’existe pas.
 - Bingo ! je lui confirme en le pointant du doigt.
 Il plisse les yeux.
 - Donc, c’est ce que tu fais quand on t’a blessée, c’est ça ? Tu te construis un homme idéal qui ne peut pas exister pour qu’aucun mec ne réponde jamais à tes critères et que tu ne sois pas tentée ?
 - Absolument !
 - Tu n’affrontes pas la douleur, alors ? Tu mets juste un mur entre elle et toi et tu fais comme si elle n’existait pas ?
 Le soleil filtre à travers les feuilles. Une douleur lancinante apparaît au-dessus de mon estomac.
 - Tout à fait.
 - Tu te tortures toute seule.
 - Tout va très bien pour moi, mec.
 Jack ronchonne.
 - Tu es très loin d’aller bien et tu ne fais rien pour que ça change.
 - Et toi ? fais-je d’un ton sec. Parlons un peu de Sophia.
 - Quoi, Sophia ?
 - Elle est en train de mourir, crétin. Elle meurt et tu es là avec moi, à m’offrir de la glace et à me poser des questions sur l’homme de mes rêves ! Elle meurt et tu m’as embrassée… Et pas qu’une seule fois, apparemment ! Quel genre de gros égoïste tu es, exactement ? Tu ne chercherais pas à me piéger pour que j’aie pitié de toi le jour où elle mourra, par hasard ?
 Le regard de Jack devient glacé.
 - Tais-toi.
 - On passe notre temps à s’engueuler. Bien sûr, il y a une forme de respect ou je ne sais quoi entre nous. Mais le respect ne suffit pas. Ce qui suffit, par contre, c’est la tendresse et l’amour. Et ça, tu l’as avec Sophia.
 Quelque chose de chaud me picote soudain le coin des yeux.
 - Donc, va te faire foutre. Oui, va te faire foutre. Vraiment. N’essaie pas de te rapprocher de moi. N’essaie pas de me brancher. Je ne suis pas la princesse. Je suis le putain de dragon, au cas où tu ne le verrais pas. Donc, arrête ! Arrête d’être sympa avec moi ! Ou de ne pas être sympa avec moi ! Reste juste loin de ma vie !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...